La boîte à questions

 

Quelles sont les différences entre un psychologue, un psychiatre et un psychanalyste ?

Ces trois statuts professionnels sont souvent confondus bien qu’ils soient différents

  • Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie. Il est autorisé, dans l’exercice de sa fonction, à prescrire des médicaments. Il arrive que certain psychiatre soit également psychothérapeute ou psychanalyste.

  • Le psychanalyste est une personne ayant lui-même suivi une psychanalyse. De plus, il adhère à une école psychanalytique (freudienne, lacanienne…) dans laquelle il a suivi des séminaires théoriques. Une fois prêt à devenir à son tour psychanalyste, une commission se réunit et le jury décide s’il est apte à exercer ce métier. Le psychanalyste travaille uniquement avec le référentiel théorique psychanalytique.

  • Le psychologue est une personne ayant suivi une formation universitaire d’une durée de 5 ans. La validation du master 2 de psychologie clinique lui donne l’autorisation de faire usage du titre de psychologue/psychothérapeute. Il est libre de choisir son référentiel théorique (psychanalytique (thérapie d’orientation analytique), systémique (thérapie familiale et couple), ethnopsychiatrique, approche cognitiviste (TCC), humaniste, existentielle…). Le psychologue n’est pas autorisé à prescrire des médicaments.

 

Pourquoi consulter un psychologue ?

Plusieurs situations amènent à prendre la décision de consulter un psychologue.

 

Le(s) trouble(s) psychopathologique(s)

Contrairement aux préjugés que l’on entend parfois sur les psychologues, inutile « d’être fou » pour aller voir un thérapeute. La prise en charge d’une psychopathologie (modérée à sévère) relève davantage d’une équipe pluridisciplinaire institutionnelle regroupant psychiatres, psychologues, infirmiers… et sera très souvent accompagnée d’une solution médicamenteuse néanmoins cela n’exclut pas la consultation d’un psychologue dit de ville.

 

Un vécu traumatique

Le vécu d’expériences traumatisantes telles qu’une agression physique, un abus sexuel (attouchement, viol), un harcèlement moral (à l’école, au travail), un attentat… sont autant de situations qui nécessitent un accompagnement psychologique. L’objectif ce celui-ci est de réussir, non pas à oublier mais à continuer à vivre avec et au mieux. Il est souvent impossible d’oublier.

 

Les évènements déclencheurs

Les blessures de la vie sont également de bonnes raisons d’aller consulter un psychologue : une dispute, un conflit familiale, une séparation, un divorce, un licenciement, la maladie (la sienne ou celle d’un proche), un décès et le deuil qui l’accompagne. Un évènement positif comme un mariage, une naissance, l’engagement dans une relation amoureuse, amicale peut aussi perturber un équilibre.

 

L’expression d’un mal-être

En l’absence d’événements dits déclencheurs, on peut simplement être confronté(e) à une difficultés à faire des choix ou à prendre des décisions, à un ou plusieurs échecs, à une sensation de « vague à l’âme », à la désagréable sensation que l’on refait toujours les mêmes erreurs, ou que l’on reproduit toujours les mêmes situations, à un questionnement identitaire (orientation sexuelle, identité professionnelle).

 

Les périodes de grands changements

Certaines périodes de vie sont particulièrement sensibles (adolescence, crise du milieu de la vie, retraite, fin de vie) et l’émergence de question « existentielle » (la question de la mort, de la liberté, de la solitude et du sens de la vie) peuvent être d’excellents motifs de consultation.

 

C’est quoi la relation thérapeutique ?

      Le travail thérapeutique est avant tout une expérience humaine entre deux personnes, le psychologue-psychothérapeute d’une part et le patient d’autre part. Le travail ne sera réellement possible que si l’alliance thérapeutique est bonne, à savoir sir la relation thérapeutique est jugée satisfaisante. Autrement dit, il est important que le patient se sente à l’aise avec le professionnel et qu’il ait envie d’être accompagné par lui. Dans le cas contraire, cela signifie que ce thérapeute n’est pas la personne qu’il vous faut. Ne vous découragez pas, cela ne signifie pas que vous n’êtes pas fait pour la thérapie. Prenez contact avec un autre professionnel jusqu’à trouver celui qui vous convient réellement.

 

Comment ça marche un travail thérapeutique?

Le psychologue-psychothérapeute n’est pas un magicien, et il ne fait pas non plus de miracle. Le travail thérapeutique nécessite de s’engager dans la durée. Certes une psychothérapie ne s’apparente pas à un travail psychanalytique (qui peut durer de longues années), néanmoins il faut un minimum de temps pour que le processus thérapeutique opère.

Le psychologue est avant tout là pour vous écouter de manière active, pour vous accompagner dans l’élaboration de votre vécu, pour vous aider à mieux vous connaître (vos mécanismes de défense, vos résistantes, vos schémas répétitifs), le tout en ayant une attitude bienveillante et non-jugeante. Dans le jargon, il est question de co-construction de sens. Le patient en se racontant va bénéficier d’une nouvelle perception de sa propre histoire en lien direct avec les retours (verbaux et non-verbaux) du psychologue-psychothérapeute.

C’est ce travail conjoint, à deux, qui permet au patient d’avancer, d’évoluer, de mieux réguler ses émotions, d’accepter, de pardonner, de se libérer, en d’autres termes d’obtenir du changement (aussi infime soit-il).

 

Pourquoi il m'arrive de détester mon psy ?

Dans le cadre du travail thérapeutique, il est fréquent que le patient transfère, sur la personne du thérapeute, un certain type de relation qu’il a lui-même expérimenté dans son passé avec un proche. La répétition de cette modalité relationnelle aura parfois pour conséquence de nourrir des sentiments négatifs à l’égard de son thérapeute. Dans ce cas, pas de panique, ne partez pas en courant, cela signifie que vous êtes sur la bonne voie.

N’hésitez pas à en parler avec votre psychologue. L’analyse du transfert fait partie du travail thérapeutique.